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Le contrat de cession de droits

Pourquoi un contrat écrit pour céder ses droits d’auteur ?

En droit français, la cession de droits d’auteur doit obligatoirement être constatée par écrit (article L.131-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle). À l’oral ou par simple facture, la cession n’est pas valablement formée : un contrat écrit et signé protège aussi bien l’artiste que le cessionnaire (client, éditeur, entreprise, galerie…).

Que doit obligatoirement préciser le contrat ?

Chaque droit cédé doit faire l’objet d’une mention distincte dans le contrat, sous peine de nullité de la cession pour ce droit. Le contrat doit préciser :

  • Le ou les droits cédés (reproduction, représentation, adaptation…), énumérés distinctement.
  • L’étendue de la cession (droits exclusifs ou non exclusifs).
  • La destination de l’exploitation (usage prévu : édition, communication, produits dérivés…).
  • Le lieu et la durée de l’exploitation autorisée.
  • Les modalités de calcul et de paiement de la rémunération due à l’artiste.

Par principe, la rémunération de l’auteur doit être proportionnelle aux recettes d’exploitation, sauf dans les cas où la loi autorise un forfait (base de calcul difficile à établir, exploitation accessoire, usage à caractère non commercial, etc.). Attention : la cession des droits d’auteur sur une œuvre est totalement indépendante de la vente du support matériel de l’œuvre (le tableau, la sculpture…) : vendre un objet physique ne cède pas automatiquement les droits d’auteur qui y sont attachés.

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